Telle la source qui coule inlassablement
Il faut lui laisser le temps
De grandir, de s'épanouir, de mûrir, de vieillir, de mourir,
L'horloge doit égrener le temps
Le miroir refléter les sillons de la vie
C'est le voyage du corps et de l'esprit,
Seul , l'Amour va toujours grandissant,
Que n'effeuillent les stigmates du temps,
Afin que naissent les enfants de nos enfants.
Par Crépusculine
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Toi l’ami
Toi mon ami, toi mon charme,
Toi qui boit l’encre de mes larmes,
Toi qui comprend ce qui me désarme,
Crevons le mal et jouons au vacarme.
Nous danserons sur des papiers froissés,
Nous volerons sur les nuages enneigés,
Nous froisserons les feuilles en automne chiffonnées,
Nous veillerons au crépuscule les lumières irradiées.
Te découvrir dans l’infini, toi l’ami
Suivre les rayons de ton regard, toi l’ami
Ouïr la mélodie de ta voix, toi l’ami
Fusion du corps et de l’esprit à l’infini
Par Crépusculine
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Cupidon d’un trait les a reliés pour l’éternité
Les vieux dont on parle distraitement,
Ces vieux que l'on ne voit pas vieillir,
Les vieux que l'on écoute négligemment
Lorsqu'ils se plaignent à gémir.
Ils sont là et cela nous suffit.
Nous leur apportons quelques attentions,
Pensant qu'ils exagèrent leur misère,
Nous les choyons à notre manière
Leur prodiguant moultes affections,
Ils ont toujours été là, comment l'imaginer autrement...
Par Crépusculine
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Je veux que mon sourire embellisse ta vie.
Coiffe ton canotier,
La calèche est parée,
Allez ! Fouette cocher !
Mes jupons et rubans tressés pour toi sourient.
La caresse de ma bouche
En tes yeux se couche.
Regarde-moi, touche ma main, elle frémit.
Ecoute ce refrain
Que tu composais jadis,
Viens ! Courons dans les champs, les bleuets sont fleuris.
Les blés sont dorés,
Les lièvres bondissent, effarouchés,
Il fait chaud, te dis-je, ne reste pas assis.
Que ta souffrance s’envole ! Et renaissent tes idées folles,
Viens ! Soyons fous ! notre amour n’est pas endormi.
Par Crépusculine
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Un brin de muguet pour chacun(e) de vous en porte bonheur
Pour toi mon coeur
Par Crépusculine
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Comme une poupée désarticulée,
Les vêtements chiquetaillés,
La peau burinée,
C’est une jeune hors d’âge.
Une fille de passage
Qui fait injure au paysage.
Une écharpe criarde
Aux tons bariolés,
Trouée, mal tricotée,
Aux mailles ajourées
Lui ceint le cou et la taille.
Sa voix de crécelle
Chasse les hirondelles.
Mais regardez ses mains,
Ses mains élégantes et racées.
Elles peignent des paysages,
Elles vous dresseront votre portrait,
Elles grimeront des fleurs fanées,
Les orneront tout à leur avantage.
Si vous la voyez,
Ne la laissez pas filer,
Une toile sera tissée.
Par Crépusculine
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