Mercredi 14 novembre 2007
Le cerveau dans la brume
Le
corps lourd
Comment avancer
Comment les relier ?
L’âme
évaporée
Les pieds englués
Statique ou absent,
Présent ou
transparent,
Un double sans repère
Un miroir qui désespère
Un fragment
d’atome,
Isolé, étiolé,
En apesanteur,
Un mort
vivant,
Un vivant à la dérive.
Décolle ce pied aimanté,
Symbiose ton
âme,
Ta vie, c’est ta liberté.
.J'ajoute deux photos pour Bunny, ce soir j'ai pu photographier les pleines rondeurs de la lune
par Crépusculine
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Le roc s’est fendillé
La carapace s’est craquelée
S’évadent lambeaux d’amour
S’effilochent traînées de tendresse
Confettis de baisers
Poussières de pensées
Laps de temps déchiré
S’évapore en épaisses volutes
S’envole hors du temps
Des flèches se propulsent
Des éclairs fusent
C’est l’explosion
Qui retombe en cendres
par Crépusculine
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Ta cruauté ne t’épuise pas ?
Tu es si mal en toi ?
Mais tu l’étouffes !
Elle surnage dans le gouffre
Elle en crève !
Et tu t’en fous !
Tu as brisé tous ses rêves
Tous ses espoirs
Tu l’as reléguée au fond d’un tiroir
Mais tu n’auras pas son âme !
C’est là ton profond désespoir.
Qui sortira vainqueur de cet abattoir ?
Insatisfait tu persistes
A la laminer de tes propos machistes
Mais tu n’es qu’un fumiste
Tu pourras verser toutes les larmes de ton corps
Quand, du labyrinthe, elle retrouvera le nord.
par Crépusculine
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Tu as reçu trop d’amour
Tu veux qu’on t’aime
Tu veux vivre entouré
Mais toi, sais-tu ce qu’est aimer ?
Qu’as-tu donné ?
Tu as trop reçu
Le jour venu
Tu n’es pas venu
Tu triomphais
Nous laissant dans l’ombre
Tu fus le messager
Des dernières nouvelles
Aujourd’hui la dernière nouvelle
C’est toi
Tu pars
Tes proches souffrent
Tu t’en fous
Moi, tu me vides
Je suis pantelante
Je suis orpheline
Ne souris pas
Je vis déjà ton absence
Vidée de toute substance.
par Crépusculine
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Ô Vous ! Vous qui vous êtes évanoui
Désolé, impuissant, presque désespéré,
J’avais noyé mes yeux dans les vôtres,
Vous m’avez embrassée
Vous m’avez enlacée
Comme un cadeau d’adieu
Dieu ! Que je m’en serai passée !
Vous étiez loin, mais vous étiez là
Nous étions seuls au monde
Dès que les mots faisaient la ronde
Nos yeux se parlaient
Quand nos bouches se taisaient
Oublier ce songe
Ne saisir que des ombres
Fantôme de l’amour
Squelette de la vie
Ô Vous ! Vous vous êtes encore évanoui
Comme une allumette qui s’enflamme et qui meurt
Brillante, cette William, mais blette en son cœur.
Désespérance de l’errance.
Alors Adieu Monsieur !
Demain c’est moi qui m’évanouit !
par Crépusculine
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