Mercredi 28 mars 2007

Rêve, illusion, lueur,

 Petite lumière de douceur,

 Un souffle de vie,

 Un souffle d’espoir,

 Tu vacilles et tu trembles,

 Au son de la musique tu flambes,

 Tu craques, crépites, grésilles,

 La flamme brille,

 Un souffle léger

 Enflamme un brasier

 Un feu intense

 Des faisceaux s’élancent

 Portent l’estocade,

 En mon cœur une estafilade.

 Rebelle, il lance des ruades,

 Il s’emballe,

 Et courre la débandade.

 Trop fort cogne l’enclume,

 Le feu me consume.

 

            

par Crépusculine publié dans : Rêve
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Vendredi 23 mars 2007

Ôoooh Rage !

Que c’est fatigant ces roulements de tambour !

Que se passe-t-il là-haut ?

Les peuples décimés poursuivent leurs rivalités ?

Newton, Ampère et Ohm loupent leurs expériences ?

A moins que Joule, Hertz ou Faraday

Rivalisent à qui mieux mieux

Et se courcircuitent à outrance !

Ils s’amusent à se déchirer l’ »existence »…

Et Zeus pendant ce temps courre la gazelle

Hé oui ! il s’est amouraché d’une simple mortelle

Et pour conquérir la belle

A revêtu forme humaine.

Mais là-haut, c’est le bordel !

En son absence, tout est querelle !

Saturne jette ses anneaux sur Vénus

Le Grand Chariot s’emballe contre le petit

L’étoile polaire a perdu la boussole

Tout n’est que violence

Et tombent des obus de grêle.

  Zut ! Une décharge électrique ! C’est le coup de foudre !

par Crépusculine publié dans : Ciel
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Dimanche 18 mars 2007

 

Ô Vous ! Vous qui vous êtes évanoui

 Désolé, impuissant, presque désespéré,

 J’avais noyé mes yeux dans les vôtres,

 Vous m’avez embrassée

 Vous m’avez enlacée

 Comme un cadeau d’adieu

 Dieu ! Que je m’en serai passée !

 Vous étiez loin, mais vous étiez là

 Nous étions seuls au monde

 Dès que les mots faisaient la ronde

 Nos yeux se parlaient

 Quand nos bouches se taisaient

 Oublier ce songe

 Ne saisir que des ombres

 Fantôme de l’amour

 Squelette de la vie

 Ô Vous ! Vous vous êtes encore évanoui

 Comme une allumette qui s’enflamme et qui meurt

 Brillante, cette William, mais blette en son cœur.

 Désespérance de l’errance.

 Alors Adieu Monsieur !

 Demain c’est moi qui m’évanouit !

 

      

par Crépusculine publié dans : Tourments
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Mardi 13 mars 2007

 

Il est des petits matins,

 Où l’or glacé de l’aurore

 Brûle dans le lointain,

 Où les branches décharnées

 Rêvent de s’embraser.

 Fugace évanescence,

 Délicate luminescence,

 Parade du crépuscule

 Aux cheveux hirsutes

 Des arbres entremêlés

 Nageant dans l’océan mordoré.

par Crépusculine publié dans : Ciel
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Mercredi 7 mars 2007

 

 

Ecartez-vous bois, brindilles et branchages,

 J’entends la terre qui gronde,

 Elle scande furibonde,

 Enorme le pachyderme vagabonde,

 C’est le pied !

 Il vient me voyager !

 

   

 

 

 

 

 

 

 

par Crépusculine publié dans : Rêve
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Lundi 5 mars 2007

Nuit de féerie,

La lune est aveuglante,

Des volutes nuageuses tamisent un ciel d’ébène.

Un interstice, elle s’y glisse,

Pour réapparaître radieuse, plus glorieuse,

Dans la fumée noire de nuages opaques

Comme la fumée noire d’un feu mourant.

Des myriades d’étoiles dansent la cadence,

Petits rats lumineux

D’un opéra grandiose

Les arcanes explosent.

Les contours de l’astre s’estompent,

Grignotés par l’ombre de la terre.

Il devient croissant éblouissant,

Cerné d’un arc scintillant,

Soulignant l’œil palissant.

Les cotons sombres le voilent

Et le dénudent avec impudeur.

Son cœur en filigrane suspendu

à un arceau faiblissant

Se pare de filaments sanguinolents.

Pâle astre des ténèbres

Vaincu par la terre

N’offre plus que modeste misère

Envahie d’une ombre passagère

Tu t’évanouis dans l’atmosphère.

Puis la terre bonne mère,

Achève sa course hivernaire,

Et la lune en croissant apparaît

Se reforme, boule de lumière,

Une fois le cycle terminé.

 

par Crépusculine publié dans : Ciel
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Jeudi 1 mars 2007

 

 

 

Cupidon d’un trait les a reliés pour l’éternité

Les vieux dont on parle distraitement,

Ces vieux que l'on ne voit pas vieillir,

Les vieux que l'on écoute négligemment

Lorsqu'ils se plaignent à gémir.

Ils sont là et cela nous suffit.

Nous leur apportons quelques attentions,

Pensant qu'ils exagèrent leur misère,

Nous les choyons à notre manière

Leur prodiguant  moultes affections,

Ils ont toujours été là, comment l'imaginer autrement...

par Crépusculine publié dans : Tendresse
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